Guillaume Néry, de l’apnée au vélo

Guillaume Néry, de l’apnée au vélo

Guillaume Néry, de l’apnée au vélo

Champion du monde et plusieurs fois recordman du monde d’apnée, Guillaume Néry nourrit une passion très ancienne pour le vélo et le voyage. À propos d’un trip récent à travers la Grèce et l’Albanie, the évoque les différences et les similitudes entre cyclisme et apnée.

J’ai été sensibilisé au vélo très tôt, de unconscious manner »Lâche Guillaume Néry, de sa voix toujours paisible. The image saccadée des vieux films en Super 8 tours par son perère by him en témoigne, dit-il. Âgé d’à peine plus d’un an, bien calé dans le dos de sa mère of him sur un siège-bébé rudimentaire, on y voit le futur apnéiste profiter de ses premiers trips à vélo.

Un adolescent fan de cyclisme
Dix printemps plus tard, c’est très consciemment qu’ayant pris goût à la chose, the commence à accompanyer ses parents pour des sorties de plus en plus longues et difficulties. Cent bornes et plus, des cols – et même parfois «A bon Ventoux en récompense! “ (sic)

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Adolescent, the baigne dans la culture cycliste et le Tour de France. Il roule de plus en plus, et son cahier de textes de quatrième by him in porte la trace: ses pages by him sont couvertes de photos découpées dans Vélo Mag: Indurain, Chiappucci, Virenque, “Toute cette banda des années 90.” Quant à savoir pourquoi il n’a pas, alors, franchi le pas de la competition, the hésite un instant. Et puis la réponse, trop évidente, surgit: c’est l’époque où il a eu la révélation de l’apnée.

Mais uno ne va pas sans l’Autre. Non seulement c’est la pratique du vélo qui lui a donné de bonnes bases pour l’apnée, à savoir « un métabolisme bas, une grande capacité pulmonaire et plus tard, quand j’ai commencé à plonger depth, les cuisses pour palmer But the cyclisme a continué d’être partie intégrante de sa preparation physique. ” Le vélo est devenu un outil d’entraînement, mais resté an instrument de plaisir. »À son tour d’ailleurs, devenu perère, the s’entraînera avec sa fille sur le siège-enfant. Il parle sans les chiffrer de ses meilleures perfs of him sur le Ventoux, qui datent de ces années-là.

The appel du voyage
Depuis l’enfance le dévorait also appel du voyage. Plongé dans les cartes et les atlas, the adolescent forms a temps le rêve de rallier Vladivostock à pied, depuis sa bonne ville de Nice, rien de moins! The lecture in 2016 du livre de Sylvain Tesson « Sur les chemins noirs », Est venu raviver cette pulsion pérégrine:« Je me suis dit, c’est bon, maintenant tu es adulte, tu peux le faire. Et j’ai commencé à marcher.

C’était sans compter, outre le fait que le voyage à pied est « plus laborieux, source de douleurs diverses, aux pieds, au dos … , Sur la rencontre d’Audrey, voyageuse à vélo et depuis lors sa compagne, auprès de qui il retrouve ses deux passions originelles du cyclisme et du voyage. Après avoir traversé les Alpes il ya deux ans, puis les Pyrénées de la Méditerranée à l’océan an passé, le couple voulait un voyage plus long et plus « exotique. “

The point de départ s’est imposé avec l’évidence du symbole: ce serait Kalamata, en Grèce. ” Parce que c’est c’est que je suis devenu champion du monde in 2011, et que c’est le meilleur lieu pour la plongée profonde en Méditerranée. Pour ce qui est de la destination, le plan était de remonter le Péloponnèse, de traverser la Grèce puis, une fois en Albanie, de take le ferry pour remonter toute l’Italie et rallier Nice, yes possible. On avait un petit mois pour le faire.

Mais arrivés en Albanie, Audrey et Guillaume comprennent que la route SH74, qui doit les ramener vers l’Adriatique, n’est « pas good, du tout », Dixit leur fil Instagram. Dangereuse, même. Se présente alors ce fameux choix: s’en tenir coûte que coûte au plan prévu, et emprunter ce chemin le nez dans le guidon, ou accueillir l’prévu et, en l’occurrence, se dérouter vers l’Est et affronter les fameuses ” Alpes albanaises. “

On a pris le temps d’aller se perdre, dit l’apnéiste. On s’est enfoncé dans la montagne, on a fait une incursion par la Macédoine, – le Kosovo. On dormait dehors la plupart du temps, on trouvait une chambre de temps en temps. Voyager à la vitesse du vélo, ça rapproche des gens qu’on croise. Et ça permet d’habiter le paysage qu’on traverse, parce que les cinq sens s’en imprègnent.

À vélo ou sous l’eau: the impression of wanting
A propos d’expérience sensory, comment on it pas risquer the question d’un parallèle between the effort solitaire ma s’ufflé du cycliste, et the isolation dans la respiration retenue du plongeur?

Bien sûr, les différences sautent aux yeux les premières: « Déjà, explique Guillaume Néry, ce n’est pas le même rapport au temps: l’apnée c’est court, et le vélo c’est long. Et surtout, le vélo crée un lien avec le milieu extérieur, alors que l’apnée crée comme un rempart qui te recentre et t’isole.

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Mais des points communs aux deux pratiques existent: « Ce que l’apnée m’apporte pour le vélo, c’est un état d’hyper-écoute, une sensibilité très fine de tout ce qui se passe: le grain de la route, la déclivité, la vitesse. Et puis, la plongée et le vélo partagent une dimension de glisse. C’est doux. Quand je me laisse descendre dans un col en regardant au loin, ou quand je cesse de palmer et que je m’enfonce plus profound, dans les deux cas, j’ai the impression de wanting.

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